Bio Equitable, côté agriculture

L’agriculture Bio équitable pour Émile Noël, c’est d’abord une agriculture d’intelligence et de respect.


Mieux cultiver, pour eux et pour nous.

En lien avec l’Office de la Haute vallée du Niger, Émile Noël s’est engagé dans une démarche de sensibilisation, d’information, de responsabilisation et d’appui technique aux producteurs partenaires du programme : amélioration naturelle des rendements (fabrication et usage de compost…), méthode et époques de semis et de culture (cerclage pour éliminer les mauvaises herbes, démariage pour garder les meilleures tiges, usage de semoirs et cordeaux…), investissement en équipements sur résultats (pour 100 tonnes produites, l’Huilerie finance la construction d’un entrepôt pour les producteurs et offre un moulin à huile pour les femmes).
Les savoirs transmis profitent aussi à la culture vivrière.

Le partage des semences, un geste naturel.

Les semences de sésame bio sont confiées par Émile Noël au producteur lors de l’intégration au programme. Les années suivantes, l’Huilerie laisse 4 à 5 kg de graines au paysan pour 150 à 300 kg de sésame produit, ce qui équivaut à la gratuité des semences bio.

Le bio au Mali, nourri de traditions vivantes et solidaires.

Au Mali se pratique depuis des millénaires une rotation des cultures très appropriée pour l’agriculture bio. Les parcelles, dont la taille moyenne est d’un hectare, sont de saison en saison cultivées successivement en mil, sésame, sorgo, maïs, haricot, arachide, puis laissées en friche.
Cette méthode, associée aux engrais naturels issus de l’élevage ou du compost, préserve et nourrit la terre.
La gestion des terres procède d’un système bien établi entre exploitation individuelle et propriété collective : chaque village s’organise autour d’un point d’eau, la famille fondatrice y est responsable des terres, attribuant à chaque producteur plusieurs parcelles.

Priorité est donnée aux cultures vivrières (mil, sorgho), assurant l’alimentation de chaque famille, ensuite vient la culture de rente pour Émile Noël. Solidaire et stable, la communauté du village se régule autour de l’arbre à palabres, lors de conseils où chaque producteur est représenté.

Le bio certifié et garanti, de là-bas à ici.

Chaque parcelle de sésame bio respecte le cahier des charges établi par les organismes certificateurs (Écocert, Biosuisse…) en conformité avec les règlements internationaux de l’agriculture biologique, en Europe et aux Etats-Unis notamment.
Aucune culture de sésame n’est possible à moins de 200 m d’un champ de coton et les traitements phytosanitaires sont proscrits.

Pour assurer la traçabilité de la production bio, chaque parcelle cultivée dispose d’un code et fait l’objet de trois séquences de vérifications :

  1. Une fiche de contrôle interne, remplie chaque année par les agents de l’OHVN en présence du producteur et de l’animateur du village, pour s’assurer que la parcelle est bien à même d’être certifiée bio (historiques des cultures et des traitements, distance avec des parcelles traitées…).
  2. L’audit de l’organisme certificateur, qui pendant deux semaines minimum contrôle physiquement 30 % des parcelles chaque année.
  3. La comparaison par Émile Noël et l’OHVN entre le code de la parcelle, la liste d’intention et la fiche d’achat pour valider l’adéquation entre le volume annoncé par le producteur, les surfaces cultivées et le volume acheté.

Enfin, une analyse pesticide est pratiquée par un laboratoire indépendant pour chaque conteneur emporté à Bamako.
L’échantillon est constitué de prélèvements réalisés sur 10 % des sacs qui composent le conteneur.
En 10 ans de programme, 6 traces seulement à 2-3 microgrammes par kilo ont été relevées sur un total de plus de 12 000 tonnes de sésame : un résultat de très haute performance.

Charte Bio Equitable Emile Noël

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Emile Noël